
Ces restrictions ont également été beaucoup moins drastiques qu’au cours du premier trimestre 2021. Le nombre de personnes avec un emploi (travailleurs occupés) a fortement augmenté (+2,2%), mais le nombre d’emplois (postes de travail) (+3,1%) a augmenté de façon plus importante. L’augmentation plus vigoureuse du nombre de postes de travail résulte de la croissance particulièrement forte du nombre de flexijobs, des emplois généralement occupés par des personnes qui ont déjà un autre emploi.
Crise du coronavirus et marché du travail
En cas de chômage temporaire, le lien entre le travailleur et l’employeur est maintenu mais, soit aucune prestation de travail n’est fournie soit, seules des prestations partielles sont effectuées. Il en résulte une baisse directe du volume de travail en équivalents temps plein.
horeca…), à une diminution immédiate du nombre de postes de travail. Etant donné que ces emplois très temporaires (tels que les flexi-jobs dans le secteur de l’horeca) sont souvent des emplois additionnels, la baisse du nombre de travailleurs occupés est moins prononcée. De même, la perte en volume de travail pour ces emplois est plutôt limitée.
Industrie et construction
industrie et la construction. L’évolution de secteurs tels que l’industrie et la construction est davantage déterminée par l’évolution de la demande et de l’offre de matières premières et de composants.
Dans la plupart des sous-secteurs, le volume de travail et le nombre de postes de travail ont augmenté par rapport au premier trimestre 2021. Les plus fortes croissances sont l’industrie pharmaceutique (+3,9% en postes de travail et +3,7% en volume de travail), l’industrie alimentaire (+2,6% en postes de travail et +5,3% en volume de travail) et la « Fabrication de machines et d’équipements n.c.a.” (+2,9% en postes de travail et +5,4% en volume de travail). Le secteur « Fabrication de matériels de transport » est à la traîne, avec une baisse du nombre de postes de travail et seulement une légère augmentation du volume de travail (-1,3% et +0,8% respectivement par rapport au premier trimestre 2021).
Secteurs des services
Globalement, le nombre de postes de travail ainsi que le volume de travail ont bien augmenté (respectivement +5,4% et +9,5% par rapport à 2021). Dans quasiment tous les sous-secteurs, la tendance est positive, seul le secteur financier continue de subir une baisse structurelle de l’emploi. Par contre, la tendance est structurellement fortement positive pour le secteur de « l’information et la communication » (+6% en postes de travail, +8% en volume de travail) et celui des « professions libérales et activités scientifiques et techniques » (+5% en postes de travail, +7% en volume de travail). Le secteur « Services administratifs et de soutien » se redresse de manière importante en raison de l’impact plus limité des mesures corona et de la relance générale qui entraîne de fortes augmentations dans le secteur de l’emploi intérimaire.
Dans les services non commerciaux, l’impact de la crise corona sur l’emploi a été assez limité. Ce sont principalement les secteurs «arts, spectacles et loisirs, sports » et « autres services à la personne » qui ont dû réduire ou arrêter complètement leurs activités. Au premier trimestre 2022, on relève une augmentation du nombre de postes de travail (+1,5% par rapport à 2021) et du volume de travail (+2,8% par rapport à 2021). On note une croissance principalement dans l’enseignement (+1% en postes de travail et +1,5% en volume de travail par rapport à 2021) ainsi que dans les soins de santé et les services sociaux (+0,9% en postes de travail, +1,7% en volume de travail par rapport à 2021). Pour le secteur « arts, spectacles et loisirs, sports », il y a eu une forte reprise par rapport au premier trimestre 2021 (+14,5% en postes de travail, +41% en volume de travail) et l’emploi retrouve son niveau de 2019.
Profil des travailleurs
L’augmentation du nombre d’emplois a été la plus forte pour les tranches d’âge les plus jeunes, mais celles-ci avaient également été les plus sévèrement touchées durant le crise corona. La reprise du volume de travail a été surtout marquée chez les groupes d’âge les plus jeunes (+11% chez les jeunes de moins de 25 ans, +5,4% chez les 25-39 ans).
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