
En bref : Chez un traiteur, chaque événement est un projet unique : un mariage de 150 convives n'a rien à voir avec un cocktail d'entreprise de 40 personnes. Le planning doit s'organiser par événement, pas par semaine. Besoins en personnel, rôles, timeline, briefing, logistique de transport : tout se planifie mission par mission. Ce guide détaille comment structurer votre planning événementiel et comment Shyfter vous permet de gérer chaque mission de A à Z sans perdre le fil.
Un restaurant planifie par semaine. Un traiteur planifie par événement. Cette distinction change tout. Votre activité ne se répète pas d'un jour à l'autre : chaque mission a son lieu, son horaire, ses contraintes et son équipe. Un mariage le samedi à Namur avec 200 invités demande 25 personnes. Un buffet d'entreprise le mardi à Bruxelles en exige 6.
Le planning hebdomadaire classique ne fonctionne pas dans ce contexte. Vous avez besoin d'une vue par événement qui rassemble toutes les informations au même endroit : combien de personnes, quels profils, à quelle heure, où, avec quel matériel.
Les traiteurs qui gèrent encore leur planning sur Excel ou sur papier perdent un temps considérable à croiser les informations entre fichiers. Le risque d'erreur est proportionnel au nombre d'événements simultanés. Et quand la saison des mariages bat son plein avec trois événements le même week-end, le système explose.
Tout commence par le cahier des charges : nombre de convives, type de service (assis, buffet, cocktail, repas de gala), lieu de l'événement, horaires de début et de fin, contraintes alimentaires. Ces informations déterminent directement vos besoins en personnel.
Un service à l'assiette pour 150 convives demande plus de serveurs qu'un buffet pour 200. Un cocktail dînatoire nécessite des profils polyvalents capables de circuler avec des plateaux pendant quatre heures. Chaque format a son ratio personnel/convives.
Un événement traiteur mobilise des profils variés, chacun avec ses compétences spécifiques :
Le planning de l'événement doit indiquer précisément combien de personnes sont nécessaires par rôle. Un oubli de plongeur et c'est tout le service qui ralentit. Un serveur en moins et la qualité du service chute.
Chaque événement suit une timeline qui va bien au-delà de l'heure du service :
Votre planning doit couvrir toute cette amplitude. Un serveur qui commence à 18h pour un service à 19h30, c'est trop tard. Un chauffeur qui part à 15h pour une livraison à 16h sur un site à 90 minutes de route, c'est un problème.
Dès la confirmation d'une commande, créez une fiche événement centralisée. Elle regroupe toutes les informations clés : date, lieu, type de service, nombre de convives, menu, contraintes particulières (accès au lieu, horaires de livraison imposés, équipement à prévoir).
Cette fiche est la référence unique pour tout le monde. Le chef s'en sert pour la production, le maître d'hôtel pour le service, le logisticien pour le transport. Avec Shyfter, chaque événement est un projet distinct dans le planning, avec son propre tableau de bord.
Partez du type de service et du nombre de convives pour calculer vos besoins. Les ratios couramment utilisés dans la profession :
Ces ratios sont des points de départ. Ajustez-les en fonction de la complexité du menu, de la configuration du lieu et du niveau de service attendu par le client.
Une fois les besoins définis, constituez l'équipe. Commencez par vos extras disponibles dans le pool. Vérifiez les compétences : un extra qui n'a jamais fait de service à l'assiette ne doit pas être affecté à un mariage de 200 convives pour son premier événement.
Envoyez les propositions de mission par notification. Les extras confirment ou déclinent depuis leur téléphone. Prévoyez toujours 10 à 15% de marge : si vous avez besoin de 20 serveurs, proposez la mission à 23-25 personnes. Les désistements de dernière minute sont la norme dans le secteur.
Le personnel ne suffit pas. Chaque événement nécessite du matériel (vaisselle, chafing dishes, nappes, éléments de décoration), des véhicules réfrigérés pour le transport alimentaire et parfois du mobilier. Le planning de l'événement doit inclure la logistique : qui charge, qui conduit, quel véhicule, quel itinéraire.
Associez les ressources matérielles et humaines dans le même outil. Un chauffeur sans véhicule disponible, c'est un problème que vous découvrez trop tard si vous gérez le personnel et la logistique dans deux systèmes différents.
Un briefing clair avant chaque événement fait la différence entre un service fluide et un service chaotique. Le briefing couvre :
Diffusez ce briefing via l'application mobile au moins 48 heures avant l'événement. Chaque membre de l'équipe arrive sur site en sachant exactement ce qu'on attend de lui.
Le service dure 3 heures. La journée de travail de l'équipe en dure 10. Le montage, le transport, l'installation, le démontage et le retour au dépôt prennent souvent plus de temps que le service lui-même. Si votre planning ne prévoit que les heures de service, vous sous-évaluez systématiquement vos coûts de personnel.
Chaque extra engagé pour un événement doit faire l'objet d'une déclaration Dimona. Pour un événement de 50 extras, cela représente 50 déclarations individuelles. Si vous les traitez manuellement, vous risquez des oublis. Et un oubli, c'est une amende.
Un traiteur qui planifie au plus juste se met en danger. Un extra annule la veille. Un embouteillage retarde le transport. Le client ajoute 20 convives au dernier moment. Sans marge dans votre planning, chaque imprévu devient une crise. Prévoyez toujours un plan B pour les postes critiques.
Quand vous avez un seul événement par week-end, le planning reste gérable. Mais quand la saison démarre et que vous gérez trois événements le même samedi, la complexité explose. Votre outil de planning doit vous donner une vue consolidée de tous les événements pour éviter de réserver le même extra sur deux missions simultanées.
Dans Shyfter, chaque événement est un projet distinct avec sa propre fiche : date, lieu, équipe, timeline, notes. Vous créez l'événement, définissez les postes nécessaires et les horaires, puis vous remplissez les postes depuis votre pool d'extras.
La vue calendrier affiche tous vos événements sur un même écran. Vous repérez immédiatement les week-ends chargés, les conflits potentiels et les périodes creuses. Cette visibilité est essentielle pour anticiper la saison des mariages et les pics de fin d'année.
Quand vous proposez une mission à vos extras, ils reçoivent une notification instantanée. Ils confirment ou déclinent en un tap. Vous suivez en temps réel le taux de remplissage de chaque événement. Plus besoin d'appeler 30 personnes une par une.
Le jour de l'événement, chaque membre de l'équipe pointe son arrivée et son départ depuis l'application mobile, avec géolocalisation. Les heures sont enregistrées automatiquement et rattachées à l'événement. Vous disposez de données précises pour la facturation client et la paie.
Shyfter agrège les heures prestées par événement et calcule le coût de personnel associé. Vous comparez ce coût au budget prévu dans le devis client. Cette donnée est indispensable pour piloter votre rentabilité événement par événement.
Mariage le samedi 14 juin. Lieu : domaine à 45 minutes de votre cuisine centrale. Cocktail à 18h, dîner à 20h, soirée avec bar jusqu'à 2h. Menu 4 services avec amuse-bouches au cocktail.
Total : 26 personnes. Vous proposez la mission à 30 extras pour absorber les désistements.
La journée s'étend de 7h à 3h30 le lendemain matin. Le planning doit refléter ces amplitudes réelles, pas uniquement les heures de service visibles par le client.
26 personnes sur site = 26 déclarations Dimona à enregistrer avant le début de la prestation. Avec Shyfter, elles sont générées automatiquement dès que les extras confirment leur participation.
Format court (2-3 heures), beaucoup de serveurs pour la circulation des plateaux, peu de cuisine sur site. Le ratio est d'environ 1 serveur pour 15 invités. La logistique est plus légère, mais le timing est serré : tout doit être prêt avant l'arrivée des invités.
Service à l'assiette haut de gamme. Le ratio monte à 1 serveur pour 8-10 convives. Le maître d'hôtel joue un rôle central. Le briefing est plus détaillé : protocole de service, placement des convives, coordination des services. Les extras doivent être expérimentés.
Contraintes logistiques maximales : pas de cuisine sur place, alimentation électrique limitée, conditions météo imprévisibles. Le planning doit prévoir du personnel supplémentaire pour la manutention et l'installation. Les contraintes HACCP sont renforcées pour le maintien en température.
Format matinal avec des horaires atypiques. L'équipe commence à 5h ou 6h pour une mise en place à 8h. Les sursalaires pour travail matinal s'appliquent. Le personnel nécessaire est plus réduit, mais la logistique de transport reste identique.
Après chaque événement, analysez les données pour améliorer vos futurs plannings :
Constituez une base de données de vos événements passés. Un mariage de 150 convives au format buffet, vous l'avez déjà fait 20 fois. Les données de vos événements précédents sont votre meilleur outil de prévision. Combien de personnes avez-vous réellement utilisées ? Combien d'heures ? Quel a été le coût ? Ces informations alimentent vos prochains devis et vos prochains plannings.
Shyfter conserve l'historique complet de chaque événement. Vous retrouvez en quelques clics les données d'un événement similaire pour calibrer votre prochain planning.
Le ratio dépend du type de service. Pour un service à l'assiette, comptez 1 serveur pour 10-12 convives. Pour un buffet, 1 pour 20-25. Pour un cocktail dînatoire, 1 pour 15-20. Ajustez en fonction de la complexité du menu, de la configuration du lieu et du niveau de service attendu. Prévoyez toujours 10 à 15% de marge pour absorber les imprévus et les désistements.
Pour un événement standard, lancez le recrutement de l'équipe 2 à 3 semaines à l'avance. Pour un grand événement (plus de 100 convives) ou en haute saison, passez à 4-6 semaines. Les meilleurs extras sont réservés tôt. Plus vous vous y prenez tard, plus vous risquez de devoir composer avec des profils moins expérimentés ou de payer des tarifs majorés.
C'est possible pour un petit volume (1-2 événements par semaine). Au-delà, Excel montre ses limites : pas de notifications aux extras, pas de suivi des confirmations en temps réel, pas de déclarations Dimona automatiques, pas de pointage intégré, risque élevé de double réservation d'un extra sur deux événements simultanés. Un logiciel de planning dédié devient indispensable dès que votre activité dépasse 3-4 événements par semaine.