
Le télétravail a bouleversé les équilibres au sein des entreprises — et pas toujours de façon équitable. Depuis 2020, de nombreuses études montrent que le homeworking ne profite pas de la même manière aux hommes et aux femmes. Charge mentale accrue, difficultés à séparer vie privée et vie professionnelle, risque de moindre visibilité pour les promotions : gérer le nouveau mode d’organisation entre homeworking et bureau implique de prendre en compte ces réalités concrètes.
Selon zdnet.fr, 74 % des membres de la génération Z préféreraient soit travailler entièrement à domicile, soit partager leur temps de travail entre leur domicile et leur lieu de travail. Cette aspiration est largement partagée — mais la réalité du télétravail au quotidien est vécue différemment selon les situations familiales et personnelles.
En Belgique, les femmes effectuent encore en moyenne deux fois plus de tâches domestiques que les hommes. Lorsque le bureau se retrouve à domicile, la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle devient plus poreuse — et pour les femmes avec enfants, cela peut se traduire par des journées de travail fragmentées, une disponibilité perçue comme plus grande par l’entourage, et un épuisement accru.
Le travail hybride présente de nombreux avantages pour tous. Mais une organisation mal pensée peut amplifier les inégalités existantes :
Des études menées par des chercheurs de Stanford ont montré que les collaborateurs qui télétravaillent sont moins souvent promus que ceux qui sont physiquement présents — ce qu’on appelle le "proximity bias". Or, les femmes ont statistiquement plus tendance à recourir au télétravail pour concilier vie familiale et vie professionnelle. Cette tendance, si elle n’est pas compensée par des pratiques managériales conscientes, peut freiner l’évolution de carrière des femmes.
Travailler depuis chez soi quand il y a des enfants ou des proches à charge n’est pas neutre. L’organisation du travail hybride doit tenir compte de ces réalités : permettre aux collaboratrices (et collaborateurs) avec des contraintes familiales d’avoir des horaires adaptés, sans les pénaliser.
Si les réunions importantes se tiennent systématiquement en présentiel et que certains collaborateurs ne peuvent pas toujours y assister pour des raisons personnelles, cela crée une inégalité de fait. L’organisation hybride doit prévoir des alternatives équivalentes pour les absents.
Voici des actions concrètes qu’un responsable RH ou un manager peut mettre en place pour garantir une organisation juste entre homeworking et bureau :
La gestion des plannings est au coeur de l’équité dans le travail hybride. Chez Shyfter, nous accompagnons tous les professionnels dans la planification de leur équipe. Avec les deux confinements, la manière de travailler a beaucoup évolué. Le télétravail et le travail "hybride" sont devenus la norme pour beaucoup d’entreprises.
Sur Shyfter, il suffit d’ajouter comme attributs "Télétravail" et "Bureau" à chaque shift, et d’attribuer cela à chacun de vos collaborateurs en fonction de son lieu de travail du jour. Le manager obtient une vue globale et peut vérifier que la répartition homeworking/bureau est équilibrée entre les membres de l’équipe — hommes et femmes confondus.
Grâce aux applications de pointage Shyfter, chaque collaborateur peut pointer à distance sur l’application mobile. Chaque donnée est enregistrée et consultable à tout moment. Le télétravail peut être synonyme de flou quant aux horaires effectués — plus avec Shyfter. Les horaires ou les données de pointage sont directement transformés en fiches de prestations, facilitant l’élaboration des fiches de paie.
L’équité dans l’organisation hybride dépasse la question du genre. Elle concerne aussi :
Un cadre hybride vraiment inclusif prend en compte toutes ces diversités, et ne se contente pas d’offrir une flexibilité théorique identique pour tous.
Pas nécessairement, mais c’est un risque réel si l’organisation n’est pas pensée pour compenser les biais existants. Une politique hybride bien structurée peut au contraire favoriser l’égalité en permettant plus de flexibilité à tous.
Analysez vos données RH : taux de promotion, augmentations, assignation aux projets stratégiques — et comparez-les entre ceux qui télétravaillent et ceux qui sont au bureau. Un écart significatif est un signal d’alerte.
C’est une approche possible, mais elle doit être nuancée. L’important est de définir des moments communs de présence (réunions, événements d’équipe) plutôt que d’imposer un présentiel uniforme qui pénalise ceux qui ont des contraintes légitimes.
Leur planning hybride doit être adapté à leurs jours de travail. Il ne faut pas qu’ils se sentent exclus des moments collectifs parce qu’ils ne travaillent pas tous les jours. Avec un outil comme Shyfter, il est facile de visualiser et d’ajuster les présences.
La loi du 26 novembre 2021 impose aux entreprises de plus de 20 travailleurs de formaliser leur politique de télétravail. Les frais de bureau à domicile doivent être remboursés (minimum 10 €/mois pour le télétravail structurel). Le télétravail occasionnel relève d’un accord individuel.
Gérer le passage entre homeworking et bureau n’est pas qu’une question logistique. C’est une question de culture managériale, d’équité et d’outils adaptés. Shyfter offre une solution simple et mobile pour planifier, pointer et suivre les présences de toute votre équipe — quel que soit le lieu de travail. Essayez Shyfter gratuitement et construisez une organisation hybride qui fonctionne pour tous.
Les experts s’accordent à dire que le travail hybride n’est pas une tendance temporaire : c’est une transformation durable de l’organisation du travail. Les entreprises qui sauront l’organiser de façon équitable et efficace auront un avantage compétitif réel pour attirer les talents. Celles qui résisteront à cette évolution risquent de perdre des collaborateurs au profit d’employeurs plus flexibles. La clé est de se doter dès maintenant des outils et des pratiques managériales adaptées à cette nouvelle réalité.
Les organisations qui investissent dans des outils de planning adaptés au travail hybride — permettant de visualiser et d’équilibrer les présences, de pointer à distance et de gérer les disponibilités — se positionnent favorablement dans cette transition. C’est précisément la mission de Shyfter : rendre la gestion des équipes hybrides aussi simple que la gestion d’une équipe en présentiel.