
Deux ans de fermetures, de chômage temporaire et d’incertitude — et pourtant, le secteur horeca belge a non seulement résisté, mais affiché une reprise spectaculaire. Selon les données d’Acerta, le nombre total de personnes travaillant dans la restauration et l’hôtellerie en Belgique est aujourd’hui supérieur de 9 % à celui d’avant la crise du coronavirus. Un chiffre qui témoigne de la résilience d’un secteur — mais qui masque aussi des défis structurels que tout gestionnaire horeca doit prendre au sérieux.
Dans notre pays, le secteur de l’hôtellerie et de la restauration est à nouveau en plein essor. L’emploi dans l’horeca belge a augmenté de plus de 40 % par rapport à l’année précédant la reprise post-Covid. Les terrasses bondées, les restaurants affichant complet et les hôtels qui retrouvent leurs taux d’occupation d’avant-crise : tous ces signaux confirment que la demande est bien là.
Mais au-delà des chiffres globaux, la composition de la main-d’œuvre horeca a profondément évolué. Et c’est là que les défis commencent pour les managers et les responsables RH du secteur.
Par rapport à la crise que nous avons connue en 2020 et 2021 à cause du Coronavirus, l’augmentation des travailleurs permanents dans l’hôtellerie et la restauration n’est pas non plus négligeable : 42,4 % des travailleurs de l’horeca ont actuellement un contrat à durée indéterminée ou déterminée. Une proportion proche des niveaux d’avant-crise.
Mais la vraie nouvelle, c’est que les travailleurs flexibles — étudiants et flexi-jobs — représentent désormais plus de la moitié (55,9 %) de tous les travailleurs du secteur : 34,4 % d’étudiants et 21,5 % de travailleurs flexi-job. 1,7 % des employés sont encore en chômage temporaire.
Amandine Boseret, experte horeca au sein d’Acerta Consult, analyse ce phénomène : « La proportion de travailleurs permanents est presque revenue à son niveau d’avant la crise du coronavirus. Bien que nous devions nous en réjouir, la pénurie de main-d’œuvre reste aiguë dans le secteur, ce qui empêche les exploitants horeca de pouvoir facilement recruter de nouveaux collaborateurs. En outre, certains travailleurs permanents ont travaillé dans d’autres secteurs au cours des deux dernières années pour éviter de rester à la maison au chômage temporaire. »
Malgré ce rebond impressionnant, la pénurie de main-d’œuvre reste le principal frein à la croissance du secteur horeca en Belgique. Si la pénurie n’avait pas été aussi aiguë, l’emploi aurait pu progresser encore davantage, selon Acerta.
Cette pénurie a plusieurs causes :
L’industrie de l’horeca attire donc en grande partie des employés qui ne prévoient de travailler qu’une courte période : étudiants, flexi-jobs ou extras. Cette réalité impose une gestion des plannings particulièrement agile et réactive.
Créez des plannings flexibles adaptés à votre secteur et aux statuts de vos employés. Un étudiant ne peut pas être planifié de la même façon qu’un permanent — ses quotas d’heures sont limités, ses disponibilités souvent plus contraintes. Un outil de planning comme Shyfter permet de gérer ces particularités automatiquement, sans risque d’erreur.
Avec la pénurie de la main-d’œuvre, il est important de fidéliser ses employés en proposant :
Offrez par exemple la possibilité à vos employés de demander moins ou plus d’heures de travail en fonction de leurs contraintes du moment. Cette flexibilité est l’un des leviers les plus puissants pour réduire le turnover dans l’horeca.
Communiquez les horaires à temps pour que vos employés puissent planifier leurs activités personnelles et sachent à quoi s’attendre. En Belgique, la loi impose un délai minimum de 5 jours ouvrables pour la communication des horaires variables dans le secteur horeca. Le non-respect de ce délai est non seulement une infraction légale, mais aussi un facteur de démotivation pour vos équipes.
Dans un secteur où les absences de dernière minute sont fréquentes, la capacité à trouver rapidement un remplaçant est cruciale. Shyfter permet de publier des "shifts libres" accessibles à tous les collaborateurs correspondant au profil requis. Les travailleurs disponibles reçoivent une notification et peuvent se porter candidats en quelques secondes — sans que le manager ait à passer des appels téléphoniques.
Oui, selon les données d’Acerta, le secteur compte 9 % de travailleurs de plus qu’avant la pandémie. L’augmentation globale par rapport à l’année de reprise est de plus de 40 %.
Oui. Les travailleurs flexibles (étudiants + flexi-jobs) représentent désormais 55,9 % de l’ensemble des travailleurs du secteur horeca belge. Cette proportion est inédite et témoigne de la transformation structurelle du marché de l’emploi dans ce secteur.
Les leviers les plus efficaces sont : des horaires prévisibles et flexibles, une application pour gérer ses disponibilités, des avantages non financiers (repas, primes de présence), et une culture d’entreprise valorisante. La gestion professionnelle du planning est souvent citée comme un critère de choix par les candidats.
Indirectement, oui. Un planning communiqué à temps, des demandes de congé traitées rapidement, et la possibilité de gérer ses disponibilités réduisent les frictions avec les employés et améliorent leur satisfaction au travail.
Le rebond de l’emploi horeca est une opportunité — mais il faut les outils pour en profiter sans s’épuiser. Shyfter accompagne les gérants de cafés, restaurants et hôtels belges dans la gestion de leurs plannings, de leurs déclarations Dimona et du suivi du temps de travail. Source : Acerta. Demandez une démonstration gratuite et découvrez comment Shyfter peut transformer votre gestion du personnel.
Les analystes s’attendent à ce que la demande de main-d’œuvre dans l’horeca reste soutenue dans les prochaines années, portée par la reprise du tourisme, le développement de la restauration rapide et l’essor de la livraison à domicile. Pour les employeurs, cela signifie qu’il faudra continuer à innover dans la gestion des équipes pour attirer et retenir les talents dans un marché tendu. La technologie — et notamment les outils de planning mobiles — jouera un rôle croissant dans cette attractivité employeur.
Pour les entreprises qui souhaitent profiter de cette reprise, l’enjeu est donc double : recruter et fidéliser. Et la fidélisation commence par une gestion respectueuse du temps et des contraintes personnelles de chaque collaborateur — qu’il soit étudiant, flexi-job ou permanent.