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Alternative à Skello : comment choisir un logiciel de planning et de pointage

Par

Audrey Walravens

HR & Accounting Manager

Mis à jour le :

1/9/2026

Votre planning tourne sur Skello depuis deux ans, et la facture a grimpé alors que l’équipe n’a pas bougé. Ou vous venez de découvrir que le pointage se paie séparément du planning, et que la reprise manuelle avant la paie prend toujours ses trois heures mensuelles. Chercher une alternative à Skello part presque toujours de là : un besoin qui a évolué plus vite que l’abonnement.

Pourquoi chercher une alternative à Skello ?

Disons-le d’emblée : Skello est un outil sérieux, bien installé en France, avec une vraie expertise des conventions collectives. La question n’est donc pas de savoir s’il fonctionne. Elle est de savoir s’il correspond encore à la façon dont vous travaillez.

Le premier motif de départ que nous entendons concerne la structure des offres. Chez Skello, planification et badgeuse sont deux briques distinctes, chacune avec son propre tarif. Vous voulez les deux ? Il faut passer sur une offre Duo. Pour un établissement qui a démarré avec le planning seul et qui décide, dix-huit mois plus tard, de faire pointer ses équipes, l’addition change de catégorie. Ce n’est pas anormal en soi, c’est un choix de packaging assumé. Mais il surprend souvent le gérant qui pensait ajouter une case.

Autre point, la taille de l’entreprise. Skello adresse explicitement deux segments sur son site : les structures de 2 à 200 salariés, et les grands comptes au-delà, avec une offre Entreprise dimensionnée de 200 à 10 000 employés. Un restaurant indépendant de trente couverts et une enseigne de cent points de vente n’ont pas les mêmes interlocuteurs ni le même niveau d’accompagnement. Si vous êtes dans le ventre mou de cette fourchette, entre vingt-cinq et cent salariés, vous pouvez avoir l’impression de payer pour une profondeur fonctionnelle que vous n’exploitez pas.

Vient ensuite le sujet de la paie. Un groupe de trois boulangeries à Nantes, quarante-deux salariés cumulés, nous a contactés pour une raison très simple : son gestionnaire de paie recevait un export qu’il retraitait à la main chaque mois, parce que le format ne collait pas à son logiciel. Quarante minutes par établissement, douze fois par an. Ce genre de frottement ne se voit pas dans une démo commerciale, il se découvre au troisième bulletin.

Et puis il y a la question multi-pays. Si votre développement vous emmène en Belgique ou aux Pays-Bas, les obligations changent radicalement : Dimona, ONSS, check-in at work côté belge. Skello propose bien un sélecteur Belgique et Luxembourg. Reste à vérifier, dossier par dossier, la profondeur réelle du support local sur ces réglementations.

Combien coûtent vraiment Skello et Shyfter ?

Les deux éditeurs publient leurs tarifs, ce qui est loin d’être la norme dans ce marché. Nous avons relevé les grilles le 1er septembre 2026, sur la page Tarifs publiée par Skello et sur la page Offres de Shyfter. Une précaution avant de lire le tableau : les montants Skello sont affichés comme des planchers, donc indexés sur l’effectif, et les paliers Shyfter suivent aussi le nombre de collaborateurs. Traitez ces chiffres comme un point de départ de négociation, pas comme une facture.

Critère (tarifs publics relevés le 1er septembre 2026)SkelloShyfter
Pointage seulBadgeuse Standard, dès 59 €/moisPointage, 39 €/mois
Planning seulPlanning Standard, dès 79 €/moispas d’offre planning sans pointage
Planning et pointage dans la même offreDuo Standard, dès 99 €/moisBasic, 59 €/mois
Offre la plus complète avec tarif public affichéDuo Max, dès 129 €/moisPro, 129 €/mois
Remise pour engagement annuel10 %15 %
Offre grands comptesEntreprise, sur devis, de 200 à 10 000 employéspas d’offre dédiée aux grands groupes
Pays dans le sélecteur du siteFrance, Belgique, Suisse, Luxembourg, Italie, EspagneBelgique, France, Pays-Bas, Espagne
Module de recrutementoption, dès 40 €/moisnon proposé
Service de paie externaliséoption, dès 20 €/mois par salariénon proposé, export vers votre gestionnaire
Connecteurs listés sur le site françaisnon chiffré publiquement58, dont 31 outils métier et caisses et 27 gestionnaires de paie

Deux lectures possibles de ce tableau. Si vous ne voulez qu’une badgeuse, l’écart d’entrée est de vingt euros par mois, soit deux cent quarante euros par an : marginal. Si vous voulez planning et pointage réunis dès le départ, l’écart entre une offre Duo Standard et un pack Basic atteint quarante euros mensuels, et il se creuse avec la remise annuelle. Sur trois ans, pour un établissement unique, cela représente le prix d’un four professionnel d’occasion.

Le module recrutement, en revanche, joue en faveur de Skello. Shyfter ne le propose pas. Si vous recrutez en continu et cherchez à diffuser vos annonces depuis le même outil, c’est un argument réel qu’il faut mettre dans la balance plutôt que de le balayer.

Les cinq critères qui décident vraiment

Le prix ne survit jamais au premier mois d’usage. Voici ce qui compte ensuite, dans l’ordre où les problèmes remontent.

D’abord la fiabilité du pointage. Une badgeuse qui accepte un pointage à trois kilomètres du local vous fabrique un litige, pas une donnée. Géolocalisation, photo au badge, règles de tolérance : ces réglages paraissent secondaires jusqu’au jour où un salarié contesté produit son propre relevé. Les deux outils couvrent le sujet. Vérifiez surtout le comportement hors réseau, un point noir classique dans les sous-sols de magasins et les cuisines en étage.

Ensuite la gestion des pics. Les chiffres de l’URSSAF sont éloquents : au 30 juin 2026, la restauration française comptait 1 132 062 salariés, contre 1 035 088 au 31 mars de la même année (données ouvertes URSSAF, secteur NA88 code 56). Près de quatre-vingt-dix-sept mille salariés en plus en un trimestre. Votre outil doit encaisser ce mouvement sans renégociation d’abonnement à chaque saison, et votre logiciel de gestion des plannings doit permettre d’ouvrir puis de fermer des postes en quelques minutes.

Troisième critère, la sortie vers la paie. C’est là que se joue le retour sur investissement, et c’est le point le plus mal évalué en phase d’achat. Demandez une exportation réelle, avec vos propres codes de paie, avant de signer. Un bon outil de préparation de la paie sort un fichier que votre gestionnaire importe sans y toucher ; un outil moyen sort un tableau que quelqu’un devra relire.

Quatrièmement, les intégrations avec votre caisse. Une brasserie lyonnaise de vingt-deux salariés que nous accompagnons pilote ses effectifs à partir du chiffre d’affaires horaire remonté par sa caisse. Sans ce lien, le ratio de masse salariale se calcule le 10 du mois suivant, quand il n’y a plus rien à corriger. Les connecteurs disponibles méritent une vérification nominative : la présence de votre éditeur de caisse dans la liste, pas la promesse d’une API.

Enfin, la conformité conventionnelle. Amplitude, coupures, majorations, repos hebdomadaire : les règles de la convention collective HCR doivent produire des alertes au moment où vous construisez le planning, pas un rapport d’infraction après coup. Testez-le en démo avec un cas tordu, un double service coupé le samedi par exemple.

L’erreur que nous rencontrons le plus souvent, chez Shyfter, tient en une phrase : on compare des grilles tarifaires alors qu’on devrait comparer des exports de paie.

Comment changer d’outil sans casser la paie du mois ?

Une migration mal calée coûte plus cher que deux ans d’abonnement. La bonne fenêtre existe pourtant, et elle est assez large.

Nous conseillons de basculer en début de période de paie, jamais au milieu, et de faire tourner l’ancien et le nouvel outil en parallèle sur un cycle complet. Un mois de doublon, c’est agaçant mais c’est le seul moyen de vérifier que les compteurs de congés, les RTT et les heures supplémentaires atterrissent au bon endroit. Les données à récupérer sont toujours les mêmes :

  • la liste des salariés avec contrats, taux horaires et dates d’ancienneté ;
  • les soldes de congés payés et de RTT à la date de bascule ;
  • les compteurs d’heures supplémentaires ou de modulation en cours ;
  • les modèles de planning que vous rejouez chaque semaine.

Prévoyez aussi le volet humain, qu’on sous-estime systématiquement. Changer de badgeuse veut dire réinstaller une application sur le portable de chaque salarié, et expliquer pourquoi. Dans le retail, l’URSSAF dénombrait 1 888 668 salariés au 30 juin 2026, et le turn-over y reste élevé. Une partie de l’équipe formée à l’outil ne sera plus là six mois plus tard. La simplicité d’usage n’est donc pas un confort, c’est une condition de survie du projet.

Un mot sur les engagements. Vérifiez la date anniversaire de votre contrat actuel et le préavis de résiliation avant d’entamer quoi que ce soit. Beaucoup de gérants découvrent qu’ils ont signé pour douze mois reconductibles au moment précis où ils veulent partir.

Si vous voulez comparer sur vos propres données plutôt que sur des grilles publiques, le plus rapide est de demander une démo gratuite : vingt minutes, votre planning réel, et un export de paie à montrer à votre gestionnaire. Les tarifs Shyfter restent consultables en ligne si vous préférez d’abord faire vos calculs seul.

Questions fréquentes

Shyfter est-il moins cher que Skello ?

Sur les tarifs publics relevés le 1er septembre 2026, oui pour l’entrée de gamme : 39 €/mois pour le pointage seul contre 59 €/mois, et 59 €/mois pour planning et pointage réunis contre 99 €/mois côté Duo Standard. L’écart se réduit sur les offres hautes, où les deux éditeurs affichent 129 €/mois. Ces montants dépendent de votre effectif dans les deux cas, donc seul un devis nominatif tranche.

Peut-on utiliser Shyfter uniquement pour le pointage ?

Oui, le pack Pointage à 39 €/mois couvre le badgeage par QR code, la géolocalisation, la prise de photo, les pauses automatiques et les exports PDF et Excel, sans la partie planning. C’est le point d’entrée choisi par beaucoup de commerces qui veulent d’abord sécuriser leurs heures avant de toucher à l’organisation des équipes.

La convention collective HCR est-elle prise en compte ?

Les règles d’amplitude, de coupure, de repos et de majoration se paramètrent et déclenchent des alertes pendant la construction du planning. Nous recommandons toujours de tester votre cas le plus complexe en démo, typiquement un double service coupé un samedi, plutôt que de vous fier à une case cochée dans un tableau comparatif.

Combien de temps prend une migration depuis Skello ?

Comptez deux à quatre semaines pour un établissement unique, dont un cycle de paie complet en fonctionnement parallèle. Le facteur limitant n’est jamais l’import des salariés, c’est la reprise des compteurs de congés et d’heures supplémentaires à la date exacte de bascule. Prévoyez une demi-journée de vérification avec votre gestionnaire de paie.

Icône Shyfter

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Shyfter est bien plus qu’un simple outil de planning, c’est une solution complète de gestion du personnel, pensée pour vous faire gagner du temps.