Nous venons de lancer une nouvelle fonctionnalité ! Découvrez le nouveau tableau de bord.

Jour ouvré et jour ouvrable : quelle différence et comment les compter en 2026 ?

Par

Salome Mikulinski

HR Marketer & Communication Specialist

Mis à jour le :

9/7/2026

La réponse courte : un jour ouvrable, c'est tout jour de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés chômés, soit six jours par semaine dans la plupart des cas. Un jour ouvré, c'est un jour réellement travaillé dans votre entreprise, en général du lundi au vendredi, soit cinq jours. En 2026, la France compte 252 jours ouvrés et 303 jours ouvrables.

Trois lignes, et pourtant cette nuance fait perdre du temps à des milliers de gérants chaque année. Elle détermine le décompte de vos congés payés, la date limite d'un préavis, le calcul d'un délai de rétractation ; elle change même le solde de congés affiché sur les fiches de paie. Chez Shyfter, on voit régulièrement des plannings où les deux notions sont mélangées, avec à la clé des soldes de congés faux depuis des mois. Personne ne s'en rend compte, jusqu'au jour où un salarié conteste.

Reprenons calmement les définitions, le calendrier 2026, puis ce que ça change concrètement pour vos congés et vos délais.

Jour ouvrable, jour ouvré, jour calendaire, jour franc : les définitions

Quatre notions cohabitent dans le droit du travail français. Elles se ressemblent, elles ne se recouvrent jamais tout à fait.

Le jour ouvrable

Le jour ouvrable désigne tous les jours de la semaine qui peuvent être légalement travaillés. En sont exclus le jour de repos hebdomadaire légal, le dimanche en principe (article L3132-3 du Code du travail), et les jours fériés habituellement chômés dans l'entreprise. Dans la grande majorité des cas, une semaine compte donc six jours ouvrables : du lundi au samedi.

Point important : un jour ouvrable reste ouvrable même si votre établissement est fermé ce jour-là. Le samedi est un jour ouvrable pour un cabinet comptable fermé le week-end, exactement comme pour une brasserie qui tourne à plein régime.

Le jour ouvré

Le jour ouvré correspond aux jours effectivement travaillés dans l'entreprise. Pour un bureau classique, c'est du lundi au vendredi : cinq jours ouvrés par semaine. Mais la notion dépend de votre organisation réelle. Un restaurant ouvert du mardi au samedi a lui aussi cinq jours ouvrés ; ils ne tombent simplement pas les mêmes jours.

Et c'est là que l'horeca et le retail se distinguent des autres secteurs. Quand vos équipes travaillent le samedi et parfois le dimanche, la frontière entre ouvré et ouvrable ne colle plus au schéma classique du lundi-vendredi. D'où l'intérêt de fixer la règle par écrit, dans le contrat ou l'accord d'entreprise.

Jours calendaires et jours francs

Le jour calendaire, c'est le plus simple : tous les jours du calendrier, week-ends et fériés compris. Une année en compte 365, parfois 366. Les délais de rétractation ou la durée d'un arrêt maladie se comptent en jours calendaires.

Le jour franc, lui, est une unité de procédure : un jour entier, de 0 h à 24 h. Un délai en jours francs ne commence à courir que le lendemain de l'événement, et si le dernier jour tombe un samedi, un dimanche ou un férié, le délai est prolongé jusqu'au premier jour ouvrable suivant. On le rencontre surtout dans les délais administratifs et judiciaires.

Combien de jours ouvrés en 2026 ?

L'année 2026 compte 365 jours calendaires, dont 261 tombent du lundi au vendredi. Sur les 11 jours fériés légaux fixés par l'article L3133-1 du Code du travail, 9 tombent un jour de semaine. Le calcul est vite fait : 261 moins 9, soit 252 jours ouvrés pour une entreprise fermée les week-ends et les jours fériés.

Côté jours ouvrables, on retire les 52 dimanches et les 10 fériés ne tombant pas un dimanche : 303 jours ouvrables en 2026.

Les fériés qui tombent un jour ouvré en 2026 :

  • Jeudi 1er janvier (jour de l'an)
  • Lundi 6 avril (lundi de Pâques)
  • Vendredi 1er mai (fête du Travail)
  • Vendredi 8 mai (victoire 1945)
  • Jeudi 14 mai (Ascension)
  • Lundi 25 mai (lundi de Pentecôte)
  • Mardi 14 juillet (fête nationale)
  • Mercredi 11 novembre (Armistice)
  • Vendredi 25 décembre (Noël)

Le 15 août tombe un samedi et la Toussaint un dimanche : deux fériés "perdus" pour les salariés en semaine, mais pas pour vos équipes en horeca ou en retail qui travaillent ces jours-là. Notez aussi que seul le 1er mai est obligatoirement chômé et payé (article L3133-4), sauf dans les établissements qui ne peuvent pas interrompre leur activité, comme les hôtels ; les salariés qui y travaillent ce jour-là touchent leur salaire doublé.

Une année à 252 jours ouvrés, c'est une année plutôt favorable aux employeurs. À titre de comparaison, les années où plusieurs fériés tombent le week-end peuvent monter à 254 ou 255 jours travaillés. Deux ou trois jours d'écart, multipliés par la taille d'un effectif, ça se voit dans un planning annuel.

Congés payés : le mode de décompte change tout

C'est ici que la confusion coûte le plus cher. Le Code du travail raisonne en jours ouvrables ; beaucoup d'entreprises affichent des jours ouvrés. Les deux sont légaux, à condition de ne pas mélanger.

Le décompte légal en jours ouvrables

L'article L3141-3 du Code du travail pose la règle : chaque mois de travail effectif ouvre droit à 2,5 jours ouvrables de congés, dans la limite de 30 jours ouvrables par an, soit cinq semaines. Le détail complet figure sur la fiche congés payés de service-public.fr (fiche F2258).

Concrètement, quand un salarié part en congé, on décompte tous les jours ouvrables compris dans son absence, du premier jour où il aurait dû travailler jusqu'à la veille de la reprise. Le samedi compte donc, même si le salarié ne travaille jamais le samedi. Ça surprend toujours la première fois.

Le décompte en jours ouvrés

Rien n'interdit de décompter en jours ouvrés, et c'est même l'option la plus lisible pour des équipes du lundi au vendredi. La correspondance : 30 jours ouvrables équivalent à 25 jours ouvrés, soit toujours cinq semaines. Une seule condition, posée par la jurisprudence : le décompte en jours ouvrés ne peut jamais être moins favorable au salarié que le décompte légal en jours ouvrables. Si un cas particulier désavantage le salarié, il faut recalculer.

Ce qu'on oublie souvent : le mode de décompte doit être le même pour l'acquisition et pour la prise des congés. Acquérir en ouvrables et décompter les absences en ouvrés (ou l'inverse), c'est la recette d'un contentieux.

Exemple chiffré

Prenons une brasserie du Vieux-Lyon, 45 couverts, 12 salariés, fermée le dimanche et le lundi. Une serveuse pose deux semaines du lundi 6 au dimanche 19 juillet 2026, reprise le lundi 20.

En jours ouvrables, on compte du mardi 7 juillet (premier jour où elle aurait travaillé) au samedi 18 : cela ferait 12 jours ouvrables sur deux semaines, moins le mardi 14 juillet si le férié est chômé dans l'établissement, soit 11 jours décomptés. En jours ouvrés propres à l'établissement (mardi-samedi), on tombe à 10 jours travaillés moins le férié : 9 jours. Même absence, deux soldes différents. Et si votre outil de planning applique silencieusement la mauvaise règle, l'écart se répète à chaque congé posé.

Le sujet se corse encore avec les compteurs voisins : RTT, repos compensateur ou congé sans solde obéissent chacun à leur propre logique de décompte. Trois compteurs, trois règles.

Délais légaux : ouvrés, ouvrables ou francs ?

Les délais du droit du travail ne se comptent pas tous pareil, et l'unité est fixée texte par texte. Un préavis de démission ou de licenciement se compte en jours calendaires : il court de date à date, week-ends compris. Un délai de rétractation après une rupture conventionnelle : 15 jours calendaires. La contestation d'un avis d'inaptitude : 15 jours, encore calendaires.

Les jours ouvrables apparaissent notamment dans les congés payés et certains délais de prévenance. Les jours ouvrés, plus rares dans la loi, sont fréquents dans les conventions collectives et les usages d'entreprise : délais de réponse à une demande de congé, de transmission de documents de fin de contrat comme le solde de tout compte.

Un exemple pour fixer les idées. Un salon de coiffure nantais de 7 salariés s'engage à répondre aux demandes de congés sous 8 jours ouvrés. Une demande déposée le vendredi 3 juillet 2026 doit être traitée au plus tard le jeudi 16 juillet : les 8 jours courent du lundi 6 au jeudi 16, en sautant le week-end des 11-12 et le férié du mardi 14. En jours calendaires, la réponse aurait été due le 11 juillet. Cinq jours d'écart sur un délai aussi court ; imaginez sur un préavis.

Mauvaise unité, mauvaise date. Et une date ratée sur un délai légal, ça peut coûter des dommages et intérêts.

Gérer le décompte sans se tromper dans le planning

Notre retour du terrain, après des centaines de PME accompagnées en horeca et en retail : l'erreur ne vient presque jamais d'une méconnaissance du droit. Elle vient d'un décompte manuel, souvent hérité d'un fichier Excel monté il y a des années, où la règle "ouvrés ou ouvrables" n'a jamais été posée noir sur blanc. Le gérant compte de tête, le manager compte autrement, et les soldes divergent.

Trois réflexes suffisent pour assainir la situation. D'abord, écrivez la règle : quel mode de décompte, pour quels compteurs, dans quel document (contrat, accord, règlement intérieur). Ensuite, alignez l'outil sur la règle : votre logiciel de planning doit appliquer le même décompte que vos fiches de paie, y compris pour les temps partiels dont les jours ouvrés ne suivent pas le schéma standard. Enfin, contrôlez une fois par an, idéalement avant l'été, que les soldes affichés correspondent au calcul légal.

C'est exactement ce que Shyfter automatise : le décompte des congés se paramètre une fois, en jours ouvrés ou ouvrables selon votre règle, et chaque absence posée dans le planning est déduite correctement, fériés inclus. Vos équipes voient leur solde en temps réel sur leur portable, et vous arrêtez de recompter à la main. Envie de voir comment ça fonctionne sur votre propre organisation ? Demandez une démo gratuite.

FAQ

Le samedi est-il un jour ouvré ou un jour ouvrable ?

Le samedi est toujours un jour ouvrable, sauf s'il est férié et chômé. Il n'est un jour ouvré que si votre entreprise travaille habituellement le samedi, ce qui est le cas de la plupart des commerces et des restaurants.

Combien y a-t-il de jours ouvrés en 2026 ?

252 jours ouvrés pour une entreprise fonctionnant du lundi au vendredi : 261 jours de semaine, moins 9 jours fériés tombant un jour ouvré. L'année compte par ailleurs 303 jours ouvrables.

25 jours ouvrés et 30 jours ouvrables, est-ce la même chose ?

Oui, les deux représentent cinq semaines de congés payés. 30 jours ouvrables (base 6 jours par semaine) et 25 jours ouvrés (base 5 jours) couvrent la même durée d'absence. L'employeur peut choisir l'un ou l'autre mode, à condition qu'il ne soit jamais moins favorable au salarié que le décompte légal en jours ouvrables.

Un jour férié compte-t-il dans les congés payés ?

Non, s'il est chômé dans l'entreprise : un férié chômé qui tombe pendant les congés n'est pas décompté du solde. S'il est habituellement travaillé dans votre établissement, il est en revanche décompté comme un jour de congé normal.

Icône Shyfter

Prêt à révolutionner votre gestion RH ?

Shyfter est bien plus qu’un simple outil de planning, c’est une solution complète de gestion du personnel, pensée pour vous faire gagner du temps.