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Alternative à Factorial : quel outil pour des équipes en horaires décalés ?

Par

Salome Mikulinski

HR Marketer & Communication Specialist

Mis à jour le :

13/10/2026

Le siège a choisi Factorial pour la paie et les congés, et c’était un bon choix. Sauf que le planning de vos équipes, lui, vit toujours dans un tableur, et que chaque absence du vendredi soir se règle par SMS. Si vous cherchez une alternative à Factorial, c’est rarement pour tout jeter : c’est que l’outil ne suit pas le rythme de vos horaires.

Pourquoi chercher une alternative à Factorial ?

Factorial est un SIRH, et il l’assume. Sa page tarifs française aligne la paie, les entretiens, le recrutement, la formation, les notes de frais, la gestion de projets et même une carte de paiement. L’éditeur revendique plus de 16 000 clients. Pour une PME de bureau qui veut un seul contrat pour tout le cycle de vie du salarié, l’argument tient.

Le frottement apparaît ailleurs. Il apparaît quand l’essentiel de votre effectif ne travaille pas du lundi au vendredi de 9 h à 18 h.

Et ce n’est pas une niche. Selon l’enquête Emploi de l’Insee publiée en juillet 2026 (Insee Références, Organisation du temps de travail), 46 % des salariés ont travaillé au moins une fois sur une plage horaire ou un jour atypique au cours de quatre semaines en 2025. Dans le détail : 36 % le samedi, 27 % le soir entre 20 h et minuit, 21 % le dimanche, 11 % la nuit. Dans la restauration, le commerce ou le nettoyage, ces pourcentages deviennent la norme plutôt que l’exception.

Ce qu’on entend en démo, chez Shyfter, revient presque mot pour mot d’un client à l’autre. Le planning existe dans Factorial, mais le responsable de site le trouve pensé pour des horaires réguliers. Le pointage se fait, mais le vocabulaire de la page produit parle de badger « à l’entrée et à la sortie du bureau ». Et les extras du samedi, les coupures de l’après-midi, les remplacements de dernière minute finissent dans un fichier à côté. Deux outils, donc, dont un que personne n’a acheté.

Faut-il vraiment quitter Factorial ?

Pas forcément. C’est la première question à poser, et beaucoup de comparatifs l’esquivent parce qu’elle ne fait pas vendre.

Deux scénarios se présentent. Dans le premier, Factorial fait bien son travail sur la paie, les dossiers salariés et les entretiens annuels, et seul le planning coince. La solution raisonnable consiste alors à garder le SIRH et à brancher à côté un outil spécialisé dans le [planning des équipes](/fr-fr/solutions/gestion-planning), dont les heures validées partent vers la paie. Vous payez deux abonnements, mais vous ne cassez rien qui fonctionne.

Dans le second scénario, Factorial a été choisi pour un besoin de bureau qui a disparu. Un réseau de boutiques a revendu son siège administratif, la paie est externalisée chez un expert-comptable, et il ne reste que des équipes terrain à planifier. Là, payer un SIRH complet pour n’utiliser que les congés et un planning de contournement n’a plus beaucoup de sens.

Concrètement, posez-vous une seule question : quelle part de vos utilisateurs Factorial travaille en horaires variables ? Au-dessus de la moitié, l’outil principal devrait être un outil de planning. En dessous, gardez le SIRH et traitez le planning comme un module à part.

Quelles alternatives à Factorial pour le planning et le pointage ?

Nous avons relevé les pages tarifs publiques le 13 octobre 2026. Une précaution avant de lire : nous éditons l’un des outils du tableau, et nous avons appliqué à notre propre page la même grille de lecture qu’aux autres, y compris sur ce qu’elle ne dit pas.

Critère (pages publiques au 13 octobre 2026)FactorialSkelloComboShyfter
Prix d’entrée affichédès 6,9 € par mois et par utilisateurdès 59 €/mois (Badgeuse Standard)dès 60 €/mois (offre Time)39 €/mois (Pointage)
Planning et pointage ensembleselon le plan construit en démoDuo Standard, dès 99 €/moisinclus dans Time, pointeuse en optionBasic, 59 €/mois
Unité de facturation indiquéepar utilisateurnon préciséepar établissement, progressif selon l’effectifnon précisée
Grille par formule publiéenon, plan sur mesureoui, six offresoui, deux offresoui, quatre formules
Remise pour engagement annuelnon précisée10 %10 %15 %
Positionnement principalSIRH completplanning, badgeuse et paiegestion des temps des équipes terrainplanning, pointage, préparation de la paie

Trois lectures se dégagent. Skello et Combo ciblent d’abord la restauration et le commerce, et leur offre se construit autour du planning, ce qui les rend plus proches de nous que de Factorial. Combo est le seul à afficher clairement son unité, l’établissement, ce qui rend la facture d’un groupe multi-sites calculable avant la démo. Et chez Skello comme chez nous, l’unité de facturation n’apparaît pas sur la page : dans les deux cas, exigez un devis écrit pour votre effectif réel.

Nous avons publié des relevés plus détaillés sur [les avis Factorial](/fr-fr/ressources/blog/factorial-avis), sur [l’alternative à Skello](/fr-fr/ressources/blog/alternative-a-skello) et sur [le duel Skello contre Combo](/fr-fr/ressources/blog/skello-vs-combo), notes publiques et sous-notes comprises.

Combien coûte un changement d’outil, exemple à l’appui ?

Prenons un groupe de trois brasseries lilloises, trente-huit salariés au total, dont une douzaine d’extras réguliers. Chez Factorial, le plancher affiché donne au moins 262,20 € par mois pour 38 utilisateurs, soit 3 146,40 € par an, avant l’ajout éventuel de modules. Chez Combo, l’offre Time démarre à 60 € par établissement, donc à partir de 180 € par mois pour trois sites, avec un prix qui monte selon le nombre de salariés actifs. Pour Skello et Shyfter, impossible de chiffrer honnêtement sans devis, puisque l’unité n’est pas publiée.

Mais l’abonnement n’est qu’une ligne du calcul. Le vrai coût d’un changement, c’est le temps de bascule : paramétrer les contrats, recréer les modèles de planning, former les responsables de salle, refaire pointer tout le monde sur une nouvelle application. Pour une structure de cette taille, comptez deux à trois semaines de cohabitation entre l’ancien et le nouvel outil. Ce n’est pas un chiffre d’éditeur, c’est ce qu’on observe le plus souvent sur le terrain.

Autre point, souvent oublié : la date de bascule. Changer d’outil au 1er du mois, après la clôture de la paie, évite d’avoir deux sources d’heures pour un même bulletin. Imaginez une chaîne de six boulangeries autour de Toulouse, cinquante-deux salariés, qui bascule un 15 : son gestionnaire de paie devra reconstituer la quinzaine à la main en croisant deux exports. Une après-midi perdue par établissement. Rien de dramatique, mais parfaitement évitable.

Que faut-il récupérer avant de résilier ?

C’est la partie que personne ne prépare, et c’est pourtant la seule qui engage votre responsabilité d’employeur. Vos obligations de conservation ne s’arrêtent pas avec votre abonnement.

L’article D3171-16 du code du travail impose de tenir à la disposition de l’inspection du travail, pendant un an, les documents permettant de comptabiliser les heures de chaque salarié, ou pendant toute la période de référence si votre aménagement du temps de travail dépasse l’année. L’article L3245-1 fixe la prescription des rappels de salaire à trois ans : un ancien salarié peut réclamer des heures supplémentaires sur les trois années précédant la rupture de son contrat. Et l’article R1221-26 impose de conserver les mentions du [registre unique du personnel](/fr-fr/ressources/blog/registre-unique-du-personnel) cinq ans après le départ du salarié.

Avant de résilier, exportez donc au minimum :

  • les relevés de pointage détaillés, jour par jour et salarié par salarié, sur les trois dernières années ;
  • les plannings publiés et leurs modifications, pour les salariés en horaires individualisés ;
  • les compteurs de congés, de RTT et d’heures supplémentaires à la date de bascule ;
  • le registre du personnel complet, sorties comprises ;
  • les documents signés électroniquement, contrats et avenants.

Vérifiez le format de chaque export avant la fin du préavis. Un PDF illisible par une machine suffit pour l’inspection, pas pour reprendre des compteurs dans un nouvel outil.

Comment comparer les alternatives en une semaine ?

Notre conseil, que le résultat tourne en notre faveur ou pas : ne jugez aucun outil sur une démo préparée par l’éditeur. Reconstruisez votre pire semaine de l’année, celle avec deux absences de dernière minute, un jour férié et des coupures, dans chaque outil candidat. Faites pointer trois salariés pendant sept jours sur leur propre portable, avec le réseau réel de l’établissement. Puis envoyez l’export brut à la personne qui traite la paie et demandez-lui combien de lignes elle doit ressaisir.

Ce dernier test départage presque toujours. L’erreur qu’on rencontre le plus, c’est de choisir sur l’interface du planning et de découvrir trois mois plus tard que l’export ne colle pas au logiciel de paie. C’est pour ça que notre [module de pointage](/fr-fr/solutions/pointage) alimente directement la [préparation de la paie](/fr-fr/solutions/preparation-de-la-paie), avec les majorations et les compteurs déjà calculés. Et pour les restaurants, Shyfter se connecte aussi à plus de trente [logiciels de caisse](/fr-fr/ressources/integrations) du marché français.

Une remarque de praticien pour finir. Si vous gardez Factorial pour la paie, demandez dès la démo comment les heures validées quittent l’outil de planning : fichier, connecteur ou API. La réponse vous dira tout de suite si les deux outils vont cohabiter ou se marcher dessus.

Vous voulez voir ce que donne votre propre planning dans Shyfter, avec vos contrats et vos sites ? [Demandez une démo gratuite](/fr-fr/demo) : on part de votre semaine la plus chargée, pas d’un exemple tout fait.

Questions fréquentes

Peut-on garder Factorial pour la paie et utiliser un autre outil pour le planning ?

Oui, c’est même le scénario le plus fréquent dans les entreprises qui ont un siège et des équipes terrain. Le SIRH garde les dossiers salariés, la paie et les entretiens, l’outil de planning gère les horaires et le pointage. Le point à vérifier avant de signer est la façon dont les heures validées remontent vers la paie.

Quelle alternative à Factorial pour un restaurant ?

Les outils pensés pour l’hôtellerie-restauration, comme Skello, Combo ou Shyfter, gèrent nativement les coupures, les extras et les plannings qui changent plusieurs fois par semaine. Factorial dispose aussi d’un module de planification, mais ses pages sectorielles visent surtout l’industrie, le conseil et la santé. Le plus sûr reste de reconstruire votre semaine la plus chargée dans chaque outil.

Combien coûte Factorial pour une équipe de 40 salariés ?

La page tarifs affiche un minimum de 6,9 € par mois et par utilisateur, soit au moins 276 € par mois pour 40 personnes, ou 3 312 € par an. C’est un plancher, car le prix final dépend des modules retenus dans le plan sur mesure. Demandez un devis écrit avec le montant mensuel exact.

Quelles données conserver après avoir quitté Factorial ?

Les décomptes d’heures doivent rester disponibles un an pour l’inspection du travail, et les rappels de salaire peuvent remonter sur trois ans. Le registre unique du personnel se conserve cinq ans après le départ de chaque salarié. Exportez donc pointages, plannings, compteurs et registre avant la fin de votre préavis.

Icône Shyfter

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Shyfter est bien plus qu’un simple outil de planning, c’est une solution complète de gestion du personnel, pensée pour vous faire gagner du temps.