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Call centre scheduling and customer service

En bref : Le planning d'un call center repose sur un équilibre permanent entre le volume d'appels prévu et le nombre d'agents disponibles. Sous-effectif : les temps d'attente explosent et les SLA sont violés. Sur-effectif : les coûts salariaux dérapent. Ce guide couvre la prévision des volumes d'appels, les modèles de shifts adaptés, la gestion des pauses, la couverture des heures de pointe et le suivi de la performance. Shyfter permet de planifier vos agents en fonction de la demande réelle, avec un suivi des heures précis.

Le planning en call center : un exercice de précision

Un call center ne fonctionne pas comme une usine ou un restaurant. La charge de travail n'est pas constante : elle varie d'heure en heure, de jour en jour, de semaine en semaine. Un lundi matin concentre souvent 30% de plus d'appels qu'un vendredi après-midi. La semaine après l'envoi d'une facture génère un pic prévisible. Un incident technique provoque un afflux imprévisible.

Le planning doit s'adapter à ces variations. Trop d'agents en ligne à un moment calme coûte cher. Trop peu d'agents pendant un pic dégrade la qualité de service, allonge les temps d'attente et fait chuter la satisfaction client. Le bon planning est celui qui aligne les ressources sur la demande, heure par heure.

Prévoir les volumes d'appels

L'analyse historique

La base de toute planification en call center est l'historique des volumes d'appels. Analysez les données des 12 derniers mois pour identifier les tendances :

  • Les jours de la semaine les plus chargés (généralement lundi et mardi)
  • Les heures de pointe (souvent 9h-11h et 14h-16h)
  • Les pics saisonniers (rentrée, fêtes, campagnes marketing)
  • Les pics prévisibles (facturation, renouvellements, lancements de produits)
  • La durée moyenne de traitement par appel (AHT)

Ces données permettent de construire un modèle de prévision. Plus l'historique est long et détaillé, plus la prévision est fiable.

La formule d'Erlang C

La formule d'Erlang C est le standard de l'industrie pour dimensionner les effectifs d'un call center. Elle calcule le nombre d'agents nécessaires pour atteindre un niveau de service donné (par exemple, 80% des appels décrochés en moins de 20 secondes) en fonction du volume d'appels, de la durée moyenne de traitement et du nombre d'agents disponibles.

En pratique, la plupart des planificateurs utilisent des calculateurs Erlang en ligne ou intégrés dans leur outil de workforce management. Le résultat donne le nombre d'agents "en ligne" nécessaires par tranche horaire. Il faut ensuite ajouter les marges pour les pauses, les absences et le temps hors appel (formation, back-office).

Les modèles de shifts en call center

Le shift classique : 8 heures

Le modèle le plus courant : shifts de 8 heures avec deux ou trois équipes selon l'amplitude horaire du centre. Pour un call center ouvert de 8h à 20h : shift matin (8h-16h) et shift soir (12h-20h) avec un chevauchement de 4 heures pendant les heures de pointe.

Le chevauchement est la clé. Il permet de concentrer plus d'agents pendant les pics sans augmenter le nombre total d'heures prestées.

Les shifts décalés

Pour couvrir les pics avec précision, les call centers utilisent des shifts décalés : des agents commencent à 8h, d'autres à 9h, d'autres à 10h. Chaque heure de début génère un shift de 8 heures. Le résultat est une courbe de staffing qui épouse la courbe des appels.

Ce modèle est plus efficace que deux gros shifts fixes, mais il complique la gestion : plus de types de shifts à administrer, plus de contraintes à respecter.

Les shifts courts et le temps partiel

Les shifts de 4 à 6 heures sont courants en call center, notamment pour couvrir les pics de midi ou de fin d'après-midi. Ils sont souvent occupés par des travailleurs à temps partiel, des étudiants ou des travailleurs qui combinent le call center avec une autre activité.

En Belgique, le temps partiel est encadré : durée minimale de 3 heures par prestation, un tiers du temps plein minimum par semaine (sauf dérogation). Le planning doit respecter ces minima.

La gestion des pauses

L'impact des pauses sur la couverture

Un agent en pause est un agent qui ne répond pas. Si 10 agents prennent leur pause en même temps, le centre perd 10 lignes pendant 15 à 30 minutes. Pendant un pic d'appels, c'est un désastre pour les temps d'attente.

Le planning des pauses est aussi important que le planning des shifts. Les pauses doivent être étalées : pas plus de 10 à 15% des agents en pause simultanément. Les pauses ne doivent jamais coïncider avec les heures de pointe.

Organiser les pauses par vagues

Découpez l'effectif en groupes de pause. Groupe A en pause de 10h00 à 10h15, groupe B de 10h15 à 10h30, etc. Pour la pause déjeuner, étalez de 11h30 à 14h avec des rotations de 30 à 45 minutes. Le planning doit attribuer à chaque agent un créneau de pause fixe pour la semaine.

Avec Shyfter, les pauses sont intégrées au planning. Le planificateur visualise le nombre d'agents en ligne à chaque moment de la journée, pauses incluses. Si une configuration de pauses crée un trou de couverture, l'outil le signale avant publication.

Couvrir les heures de pointe

Le staffing par tranche horaire

Le planning idéal en call center n'est pas un planning par shift. C'est un planning par tranche horaire qui définit le nombre d'agents requis toutes les 30 minutes ou toutes les heures. Le planificateur compare ensuite les agents planifiés avec les agents requis et ajuste.

Exemple pour un centre ouvert de 8h à 20h :

  • 8h-9h : 12 agents (montée en charge)
  • 9h-11h : 18 agents (pic du matin)
  • 11h-12h : 15 agents (début de creux)
  • 12h-14h : 10 agents (creux midi, pauses déjeuner)
  • 14h-16h : 16 agents (pic de l'après-midi)
  • 16h-18h : 12 agents (décroissance)
  • 18h-20h : 8 agents (fin de journée)

Les renforts ponctuels

Pour les pics exceptionnels (lancement de campagne, incident technique, période de facturation), le planning doit prévoir des renforts. Plusieurs options : heures supplémentaires pour les agents existants, activation d'agents à temps partiel sur des shifts supplémentaires, ou recours à des temporary/agency workers formés.

L'anticipation est la clé. Un pic de facturation est prévisible. Un lancement de produit est planifié. Les renforts doivent être intégrés au planning au moins deux semaines à l'avance, avec le temps de formation nécessaire.

Les SLA et la performance du planning

Les indicateurs de base

La performance d'un planning de call center se mesure sur des indicateurs précis :

  • Niveau de service (Service Level) : pourcentage d'appels décrochés en moins de X secondes (objectif courant : 80% en 20 secondes)
  • Taux d'abandon : pourcentage d'appelants qui raccrochent avant d'être pris en charge (objectif : moins de 5%)
  • Temps d'attente moyen (ASA) : durée moyenne avant décrochage
  • Taux d'occupation : pourcentage du temps où l'agent est en communication ou en traitement post-appel

Si ces indicateurs dérivent, le planning est la première cause à investiguer. Un taux d'abandon élevé entre 9h et 11h signifie un sous-effectif sur ce créneau.

L'adhérence au planning

L'adhérence mesure l'écart entre le planning prévu et le réel. Un agent planifié de 8h à 16h qui arrive à 8h15, prend sa pause 10 minutes plus tard que prévu et quitte à 15h50 crée un écart d'adhérence. Multiplié par 50 agents, ces écarts dégradent significativement la couverture.

Le pointage digital mesure l'adhérence en temps réel. Les superviseurs voient qui est en ligne, qui est en pause, qui est en retard. Ils ajustent en temps réel : rappeler un agent de pause si le volume d'appels monte, autoriser une pause supplémentaire si le volume baisse.

Le travail à distance en call center

Le télétravail : une réalité post-Covid

De nombreux call centers fonctionnent en mode hybride ou entièrement à distance. Le planning doit intégrer cette dimension : qui travaille sur site, qui travaille à domicile, quels shifts sont éligibles au télétravail.

Le suivi des heures à distance est un défi. Sans badgeuse physique, le pointage mobile ou le pointage via application web prend le relais. L'agent se pointe depuis son poste de travail à domicile. Le système enregistre les heures comme sur site.

La planification hybride

Certains shifts nécessitent une présence sur site (formation des nouvelles recrues, réunions d'équipe, postes nécessitant un accès physique à certains outils). Le planning doit distinguer les shifts "site" des shifts "remote" et garantir une présence minimale sur site chaque jour.

Conformité et obligations légales

Les règles de durée du travail

En Belgique, la durée de travail est de 38 heures par semaine en moyenne. En call center, les régimes de travail variables sont courants : des semaines de 40 heures compensées par des semaines de 36 heures. Le règlement de travail doit prévoir ces régimes et le planning doit les respecter sur la période de référence.

Les pauses écran

Les travailleurs sur écran ont droit à des pauses régulières. La réglementation prévoit une interruption de l'activité sur écran toutes les heures (pause ou changement d'activité). En call center, où l'agent est en permanence devant un écran, ces pauses doivent être intégrées au planning.

Le bien-être au travail

Le call center est un environnement de travail stressant : pression des chiffres, clients mécontents, répétitivité. La loi sur le bien-être au travail impose à l'employeur de prendre des mesures de prévention. Un planning équitable (répartition des shifts les plus stressants, rotation des tâches, pauses suffisantes) contribue à cette obligation.

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FAQ

Comment calculer le nombre d'agents nécessaires par tranche horaire ?

Utilisez la formule d'Erlang C : elle prend en entrée le volume d'appels prévu, la durée moyenne de traitement (AHT) et le niveau de service cible (par exemple 80% des appels en 20 secondes). Le résultat donne le nombre d'agents en ligne nécessaires. Ajoutez ensuite une marge de 15 à 20% pour les pauses, l'absentéisme et le temps hors appel. Shyfter vous aide à planifier les shifts en fonction de ces besoins horaires.

Comment gérer les pics d'appels imprévus ?

Trois leviers : premièrement, un pool d'agents à temps partiel ou en horaires flexibles qui peuvent être activés rapidement. Deuxièmement, des accords de flexibilité avec les agents en poste (heures supplémentaires volontaires avec un délai de prévenance court). Troisièmement, un partenariat avec une agence d'intérim spécialisée en call center pour les renforts rapides. L'anticipation reste la meilleure arme : identifiez les causes de pics (facturation, campagnes, incidents) et planifiez des renforts en amont.

Faut-il intégrer les pauses dans le planning ou les laisser libres ?

Les pauses doivent être planifiées, pas laissées libres. Si chaque agent choisit son moment de pause, le risque est que trop d'agents partent en même temps, créant un trou de couverture en pleine heure de pointe. Planifiez les pauses par groupes étalés sur la journée, en évitant les pics d'appels. L'outil de planning doit montrer le nombre d'agents en ligne à chaque instant, pauses incluses, pour que le planificateur visualise l'impact de chaque configuration de pauses.

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